Foire aux questions (FAQ)

Particuliers, professionnels et collectivités : les réponses à vos questions sur les zones à faibles émissions (ZFE).


Découvrez aussi la vidéo "Vrai ou Faux ? Tout savoir sur les ZFE".

ZFE : définition, règlementation, caractéristiques

Une ZFE est une zone comportant des voies routières où la circulation des véhicules les plus polluants est restreinte selon des modalités spécifiques définies par la collectivité (jours, créneaux horaires, véhicules concernés, autorisations à circuler temporaires possibles avec ou sans justificatif). L’objectif est de réduire les émissions de polluants atmosphériques et d’améliorer la qualité de l’air locale afin de réduire les impacts de la pollution sur la santé des habitants et usagers de la zone urbaine où est instaurée la ZFE.

Oui, mais uniquement dans les agglomérations les plus grandes où des enjeux de qualité de l’air sont identifiés.

La mise en place d’une ZFE est obligatoire dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants ne respectant pas les recommandations sanitaires de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Cependant, le cadre d’application défini par la loi laisse beaucoup de souplesse aux collectivités dans la mise en œuvre d’une ZFE. En effet, hormis quelques contraintes minimales à respecter (un périmètre suffisant et, uniquement pour les agglomérations encore en dépassement régulier des seuils réglementaires (fixés en 2028 au niveau européen), l’obligation de mettre en place des restrictions de circulation jusqu’au Crit’air 3), les caractéristiques de la ZFE sont laissées à la libre appréciation des collectivités : elles ont le choix de la nature des restrictions, des modalités horaires, des véhicules visés, etc.

Il existe actuellement 25 ZFE en France. Pour connaitre toutes les ZFE existantes cliquez ici.

Non, pas nécessairement. C’est l’autorité locale compétente (le niveau intercommunal, tel que la métropole ou la communauté urbaine dans la majorité des cas, ou la ville) qui décide quels sont les véhicules concernés (les catégories : poids-lourds, véhicules utilitaires légers, automobiles, cycles motorisés, etc. ; et les classes Crit’air) par les mesures de restrictions de circulation.

Les panneaux en entrée de ZFE indiquent les catégories de véhicules et les classes Crit’air concernées par les mesures de restrictions .

La loi est plus contraignante pour les quelques territoires ne respectant pas encore les seuils réglementaires de qualité de l’air :

- mettre en place des restrictions de circulation qui concernent les voitures et les véhicules utilitaires légers ;

- respecter un calendrier minimal de restrictions, uniquement pour les voitures, impliquant depuis le 1er janvier 2025, la mise en place des restrictions de circulation pour les voitures Crit’air 3.

Pour les territoires qui ne sont pas en dépassement des seuils de qualité de l’air (représentant la grande majorité des ZFE), les collectivités locales choisissent librement quelles catégories de véhicules et quelles vignettes Crit’Air sont concernées par les restrictions, ainsi que les calendriers d’application.

Certaines autorisations à circuler temporaires peuvent être accordées par les collectivités pour répondre à des problématiques sociales, économiques, ou techniques. Consultez le site internet de la collectivité concernée pour connaître les types de dérogations mises en place dans chaque ZFE. Les différents liens peuvent être retrouvés ici.


Le périmètre de la ZFE est défini par la collectivité territoriale (en tenant compte des mesures de qualité de l’air locales et de la configuration du territoire, notamment du réseau de transports).

La loi précise qu’il doit a minima couvrir 50 % de la part de la population (résidant dans le périmètre de l’agglomération) de l’intercommunalité principale .

Il doit être cohérent pour répondre aux enjeux locaux d’amélioration de la qualité de l’air, et donc avec les objectifs du Plan Climat Air Energie territorial (PCAET) et du Plan de protection de l’atmosphère (PPA).


Oui. La mise en place d’une ZFE doit être accompagnée d’une étude, selon l’article L. 2213-4 du CGCT, présentant les mesures de restriction, justifiant leur nécessité et exposant les bénéfices environnementaux et sanitaires attendus (amélioration de la qualité de l’air, diminution de l’exposition de la population à la pollution atmosphérique, etc.).

L’étude doit également évaluer les impacts socio-économiques attendus à l’échelle de l’agglomération.

Cette étude est soumise à consultation du public.


Oui. Les parties prenantes et le public doivent être consultées sur le projet de ZFE lors de la phase d’élaboration. La loi demande également à ce qu’une campagne d’information locale d’une durée minimale de 3 mois soit réalisée lors de la création d’une ZFE. Cette campagne porte à la connaissance du public le périmètre de la ZFE ainsi que les restrictions de circulation mises en œuvre. Elle expose également les alternatives à l’usage individuel de la voiture au sein de la ZFE.

Il existe de nombreuses autres mesures engagées dans chaque secteur d’activité pour réduire la pollution atmosphérique.

Elles sont inscrites dans des plans locaux tels que les plans de protection de l’atmosphère à la main des préfets ou les plans qualité de l’air à la main des collectivités.

A l’échelle nationale, le plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques (PREPA), vise à réduire les émissions de l'ensemble des secteurs émetteurs de polluants. Consulter l'ensemble des actions prévues par le PREPA.


Les ZFE et la santé publique

Les zones à faibles émissions sont un outil pour améliorer la qualité de l’air dans les zones urbaines les plus denses et les plus polluées. Pour cela, dans le périmètre ZFE, la circulation des véhicules les plus émetteurs de polluants atmosphériques (dioxydes d’azote et particules fines) est restreinte, suivant les règles mises en place par la collectivité territoriale.

En effet, les voitures et autres véhicules routiers émettent, lors de leur utilisation, des polluants atmosphériques, tels que les oxydes d’azote et les particules. Le secteur des transports est ainsi responsable de 45% des émissions nationales d’oxydes d’azote (NOx) (CITEPA, SECTEN 2026).

L’objectif des zones à faibles émissions, en améliorant la qualité de l’air, est de protéger la santé des habitants et usagers (étudiants, travailleurs, visiteurs…) des zones urbaines où elles sont implantées.

En effet, les impacts de la pollution de l’air sur la santé sont connus : ils peuvent être immédiats ou à long terme et provoquer des affections respiratoires, de l’asthme, des maladies cardiovasculaires ou des cancers. D’après Santé publique France, plus de 40 000 décès sont imputables chaque année à la pollution atmosphérique. Selon la dernière étude de Santé publique France, la réduction de la pollution de l’air permettrait d’éviter 30 000 nouveaux cas d’asthme chez les enfants. Le coût annuel pour la société française de la pollution de l’air en France est estimé à 100 milliards d’euros (Sénat, 2015).


Dans chaque région, l’AASQA informe sur son site Internet en temps réel de la qualité de l’air de la région et des éventuels épisodes de pollution. L’indice ATMO (de 1 à 10) indique par un code couleur la qualité de l’air observée.

Au niveau national, les informations sont regroupées sur les sites d’information suivants :

  • le système de prévision Prev'air donnant accès à des cartes d’observation et de prévision de la qualité de l’air pour l’ozone, pour le dioxyde d’azote et les particules. Il est alimenté en temps réel par les AASQA ;
  • l’outil vigilance atmosphérique permettant de visualiser sur une carte de France les départements dans lesquels des épisodes de pollution sont en cours et les mesures préfectorales en cours.

Selon le bilan de la qualité de l’air extérieur en France en 2024, la qualité de l’air s’améliore en lien avec la réduction des émissions de polluants.

Ces progrès font suite à la mise en œuvre depuis plusieurs années de stratégies et plans d’action dans différents secteurs d’activité dont le plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques, ou encore les plans locaux (notamment les plans de protection de l’atmosphère).

Afin de tendre vers l’objectif d’un air pur, les seuils limites de polluant à ne pas dépasser connaissent un abaissement progressif. En 2021, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié de nouvelles lignes directrices, abaissant les niveaux de concentrations des polluants atmosphériques. Cela conduit l’Union européenne à mettre à jour la directive qualité de l’air ambiant de 2008.

Toutefois, même si les teneurs en polluants dans l’air baissent, des dépassements de seuils réglementaires de qualité de l’air fixés pour la protection de la santé humaine persistent pour certains polluants et certaines agglomérations.

Dans ce contexte, des contentieux ont été engagés au niveau national et européen pour non-respect des valeurs limites, pour le dioxyde d’azote et les particules fines. L’État est pleinement mobilisé, aux côtés des collectivités territoriales pour apporter des solutions pour une meilleure qualité de l’air.

Oui. Et c’est la raison pour laquelle les ZFE sont très déployées Il en existe plus de 300 ZFE (appelées aussi low emission zones).

L’étude publiée par Airparif en 2024 sur les effets de la ZFE de la Métropole du Grand Paris a montré que celle-ci a permis une baisse supplémentaire de 14 % des émissions d'oxyde d'azote (NOx) issues des voiture en 2023 par rapport à 2017, sur une baisse totale de 35 %.

Également, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a mis en évidence, dans une étude publiée en 2024, que la ZFE de Grenoble avait permis une diminution supplémentaire de 14 % des émissions de NOx attribuables aux poids lourds en 2024 par rapport à 2017, sur une baisse totale de 71 % sur la période. L’étude montre aussi une diminution supplémentaire de 4% des émissions de NOx issues des véhicules utilitaires légers en 2024 par rapport à 2017 attribuable aux restrictions de circulation sur une baisse totale de 27 %.

Les ZFE visent à lutter contre la pollution locale par des polluants dangereux pour la santé, comme les particules fines ou les oxydes d'azote.

Il existe des co-bénéfices entre les actions pour améliorer la qualité de l’air et celles pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, les zones à faibles émissions ne visent pas, dans leur fonction première, à réduire les gaz à effet de serre, qui relèvent d’enjeux planétaires et non locaux et qui n’ont pas d’impact direct sur la santé.

C’est pourquoi la vignette Crit’Air sur laquelle s’appuie le fonctionnement des ZFE ne prend pas en compte les émissions de gaz à effet de serre. Ces enjeux sont traités par d’autres outils mis en place par l’État comme par exemple les dispositifs de bonus-malus sur les véhicules (en fonction des émissions de CO2).

Ainsi, les restrictions de circulation au sein des ZFE ne visent pas spécifiquement les véhicules les plus émetteurs de CO2, même si certains sont concernés parce qu’ils sont également fortement émetteurs de polluants atmosphériques.

Les émissions de gaz à effet de serre sont directement liées à la consommation de carburant, alors que les émissions de polluants dépendent de plusieurs paramètres : la nature du carburant utilisé, le paramétrage du moteur et la performance des systèmes de dépollution (filtre à particules, systèmes catalytiques, etc.).

Les deux dispositifs sont complémentaires et s’appuient sur les vignettes Crit’Air. Le dispositif "pic de pollution" vise à agir ponctuellement lors des journées où les seuils de polluants atmosphériques sont dépassés afin d’informer la population des risques pour la santé et des recommandations pour s’en protéger, et de prendre des mesures temporaires pour éviter que la situation n'empire.

Au contraire, la ZFE vise à agir toute l'année sur la pollution de fond, nocive pour la santé sur le long terme.


Le calendrier des restrictions

L’article L.2213-4-1 du code général des collectivités prévoit un calendrier progressif de sortie des véhicules les plus polluants uniquement pour les agglomérations en dépassement régulier des valeurs limites réglementaires de qualité de l’air, c’est-à-dire un nombre restreint d’agglomérations :

- l’interdiction des automobiles Crit’Air 5 et non classés au plus tard le 1er janvier 2023 ;

- l’interdiction des automobiles Crit’Air 4 au plus tard le 1er janvier 2024 ;

- l’interdiction des automobiles Crit’Air 3 au plus tard le 1er janvier 2025.


La loi n’impose aucune restriction pour les poids-lourds ni les véhicules utilitaires légers, ni les cycles motorisés. Pour les agglomérations respectant les valeurs limites réglementaires de qualité de l’air de manière régulière, les collectivités territoriales choisissent librement les mesures de restrictions de la ZFE.

Uniquement si vous utilisez un véhicule concerné par une restriction pour vous déplacer et que vous ne faites pas l’objet d’une dérogation à ces restrictions.

Les restrictions de circulation et de stationnement de la ZFE s’appliquent selon le calendrier défini par la collectivité à tous les véhicules qui circulent dans la zone quel que soit leur lieu de provenance, l’adresse mentionnée sur le certificat d’immatriculation, leur destination ou encore le motif de circulation. Des dérogations peuvent être prévues par l’arrêté d’instauration de la ZFE pour répondre à certaines situations spécifiques (se reporter à la rubrique sur les dérogations).

Oui. La loi (article L.2213-4-1 du code général des collectivités) n’instaure que des restrictions minimales, lesquelles doivent être a minima respectées uniquement pour les territoires en dépassement régulier des normes de qualité de l’air, c’est-à-dire un nombre restreint d’agglomérations. En effet, les collectivités instaurant une ZFE sont libres de prévoir un calendrier plus restrictif.

Les collectivités dont le territoire respecte les valeurs limites réglementaires de qualité de l’air sont libres de décider des restrictions qu’elles souhaitent mettre en place, en particulier elles peuvent adopter un calendrier plus étendu que celui imposé par la loi pour les territoires en dépassement.

C’est au choix de la collectivité. La collectivité, lorsqu’elle met en place la ZFE, peut choisir les jours de la semaine, ou les heures de la journée, pendant lesquelles les véhicules les plus polluants (non concernés par des dérogations) ne peuvent pas circuler en ZFE.

Il est à noter également que certaines collectivités ont mis en place des « pass ZFE », qui permettent aux usagers utilisant un véhicule concerné par des restrictions, d’accéder un certain nombre de fois pendant l’année à la ZFE (sous réserve de demande préalable auprès de la collectivité).

Il s’agit d’une période préalable à l’entrée en vigueur du calendrier de restrictions durant laquelle aucun sanction n‘est appliquée. Elle permet aux usagers des ZFE un temps d’appropriation de la mesure, et un temps d’adaptation. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site Itineriz.

Non. Si les véhicules électriques bénéficient de la vignette Crit’Air E, ils ne sont pas les seuls à être autorisés à circuler au sein des ZFE. Selon le calendrier de restrictions imposé par la loi, il n’est pas imposé aux collectivités d’interdire à la circulation les véhicules vignette Crit’Air 2, 1 et E. Les véhicules autres qu’électriques peuvent donc librement se déplacer au sein des ZFE.

Par ailleurs, l’État a mis en place des aides à l’achat de véhicules propres, qu’ils soient électriques ou non.

Non. Les restrictions de circulation au sein des ZFE dépendent seulement des vignettes Crit’Air attribués aux véhicules, soit en fonction de leur niveau de pollution. Le caractère neuf ou d’occasion du véhicule n’a pas d’incidence.



Les vignettes Crit’Air

Le certificat qualité de l’air (aussi appelé vignette Crit’Air) est un autocollant rond, à apposer de façon visible sur son véhicule. Il s’agit d’un document sécurisé. Il existe 6 types de vignettes différents : E, 1, 2, 3, 4 et 5.

Chaque vignette correspond à une classe de véhicules définie en fonction des émissions de polluants atmosphériques du véhicule.

Les véhicules les plus anciens qui relèvent des normes antipollution les moins strictes ne sont pas éligibles à une vignette et ne sont donc pas classés.

Le site certificat-air.gouv.fr est le site officiel de délivrance des vignettes Crit’Air.

Un simulateur vous permet d'identifier la vignette Crit’air auquel votre véhicule a le droit sur le site officiel d’achat de la vignette Crit’air. Cliquer ici pour accéder au simulateur.

La vignette Crit’Air est obligatoire pour :

- les véhicules circulant et stationnant dans les zones à faibles émissions ;

- les véhicules circulant en cas de mise en œuvre de la circulation différenciée décidée par les préfets lors d’épisode de pollution.

Dans ces zones, tous les véhicules routiers y effectuant un déplacement, même occasionnel, sont concernés.

Les vignettes concernées par les restrictions de circulation dans les ZFE peuvent être différentes d’une ZFE à l’autre en fonction de la situation locale, en tenant compte notamment du niveau de pollution atmosphérique local et des résultats à atteindre.

Aux entrées des ZFE, des panneaux de signalisation indiquent les véhicules concernés par des restrictions pour que le dispositif soit lisible par tous les usagers.

Des aides nationales et locales sont disponibles pour aider à l'acquisition d’un véhicule plus propre. Pour en savoir plus sur les aides nationales : Prime au retrofit, bonus écologique : toutes les aides en faveur de l’acquisition de véhicules propres. Pour en savoir plus sur les aides locales pour les professionnels : Rouler-ô-vert et pour les particuliers : Je change ma voiture.


Les dérogations

Oui. Certains véhicules peuvent bénéficier d’une dérogation locale, leur permettant de circuler dans la ZFE concernée, selon les modalités prévues par l’arrêté créant la ZFE. Pour en bénéficier, ils doivent effectuer une demande préalable auprès des services compétents. Les dérogations locales doivent être dument justifiées.

Oui. Ces véhicules sont les suivants :

véhicules d’intérêt général ; véhicules du ministère de la défense ; véhicules affichant une carte “ mobilité inclusion ” comportant la mention “ stationnement pour les personnes handicapées ” ou une carte de stationnement pour personnes handicapées; véhicules de transport en commun de personnes à faibles émissions ; véhicules de transport en commun assurant un service de transport public régulier, à certaines conditions.

Afin de faciliter vos trajets, vous pouvez vous rendre sur le site Itineriz: il s’agit d’une plateforme qui recense toutes les dérogations de toutes les ZFE et vous permet ainsi de connaitre l’itinéraire adapté à la classification de votre véhicule.

Pour connaitre les dérogations locales applicables dans chacune des ZFE, il vous faut vous renseigner soit sur l’arrêté instaurant la ZFE, soit sur le site internet de la ZFE locale. Certaines ZFE prévoient des conseils en mobilité, des numéros de téléphones ou des adresses postales afin que les particuliers puissent en savoir plus sur les restrictions et dérogations applicables au sein de la ZFE concernée.

Si vous êtes éligible à une dérogation locale et souhaitez en bénéficier, vous devez réaliser une demande préalable auprès de votre collectivité. Toutes les informations se trouvent dans l’arrêté créant la ZFE ou sur le site de la ZFE.

Les dérogations des ZFE sont valables tant que l’arrêté de police est en vigueur et dans la limite de la durée mentionnée sur le justificatif de dérogation accordé, qui ne peut excéder 3 ans.

Certaines dérogations, appelées « pass ZFE », permettent d’accéder à la ZFE un certain nombre de jours par an.


Le contrôle des vignettes Crit’Air en ZFE et les sanctions

Sont passibles de sanctions :

- le fait de circuler sans respecter les restrictions (vignette Crit’Air non autorisée à circuler) dans les ZFE ou lors de l’instauration de la circulation différenciée pendant les pics de pollution ;

- le fait de circuler en ZFE ou lors de la circulation différenciée dans un véhicule non équipé d'une vignette Crit’Air ;

- le fait de stationner en ZFE (lorsqu'elle est active) sans vignette Crit’Air avec un véhicule qui y est éligible.

Les sanctions pour ces 3 infractions sont une contravention de 3ème classe pour les véhicules légers (soit 68 euros d’amende simple) et de 4ème classe pour les poids lourds (soit 135 euros d’amende simple).

Par ailleurs, le fait pour tout propriétaire ou locataire dans le cadre d'un contrat d'une durée supérieure ou égale à deux ans ou dans le cadre d'un crédit-bail, d'apposer sur son véhicule une vignette Crit’Air ne correspondant pas aux caractéristiques de ce véhicule, est passible d’une contravention de la 4e classe d’un montant 135 euros.


Accompagnement financier

Pour accompagner les français souhaitant acquérir un véhicule moins polluants, l’État a mis en place des aides financières : bonus écologique, prime au rétrofit.

Pour en savoir plus : Prime au rétrofit, bonus écologique : toutes les aides en faveur de l’acquisition de véhicules propres.

De plus, il existe depuis 2021 le « microcrédit véhicules propres » garanti par l’État à hauteur de 50 % et cumulable avec les aides financières pour le renouvellement d’un véhicule, à destination des personnes exclues du système bancaire classique, à faibles revenus ou en situation professionnelle fragile, qui souhaitent acquérir ou louer un véhicule neuf ou d’occasion peu polluant.

Il existe également des aides au niveau local, octroyées par les collectivités territoriales (communes, EPCI, département, région). Pour plus d’informations, renseignez-vous sur les sites Rouler-ô-vert à destination des professionnels et Je change ma voiture pour les particuliers.

Le bonus écologique est une aide à l’acquisition :

- d’une voiture électrique ou hydrogène neuve ;

- jusqu'au 14 février 2024, un cycle avec ou sans assistance électrique, neuf ou d'occasion.

Une période transitoire est applicable pour les véhicules neufs commandés jusqu'au 1er décembre inclus, à condition que leur facturation, ou que le versement du premier loyer en cas de location, intervienne avant le 14 février 2025 inclus. Les barèmes qui leur sont applicables sont ceux en vigueur jusqu'au 1er décembre 2024 inclus.

Le microcrédit véhicules propres, pour aider les ménages modestes à acquérir un véhicule propre. Il est destiné aux personnes exclues du système bancaire classique, à faibles revenus ou en situation professionnelle fragile, qui souhaitent acquérir en location longue durée (LLD) ou en location avec option d’achat (LOA) un véhicule neuf ou d’occasion peu polluant. Les véhicules éligibles sont :

- les voitures particulières et camionnettes électriques ;

- les voitures particulières et camionnettes classées Crit’Air 1, dont le taux d’émission de CO2 est inférieur ou égal à 137 g/km ;

- les véhicules à deux ou trois roues et les quadricycles à moteur électriques.

La prime au rétrofit est une aide à la transformation de la motorisation d'un véhicule thermique, en une motorisation moins polluante. Deux niveaux d'aide sont possibles pour une voiture ou une camionnette selon le choix de transformation (motorisation électrique ou motorisation hybride rechargeable). Les véhicules à deux ou trois roues motorisés, les quadricycles motorisés et les petits trains routiers touristiques sont également éligibles à la prime au rétrofit électrique.

Les aides à l'achat existantes, qu'il s'agisse du bonus écologique, de la prime au rétrofit, ou du microcrédit véhicules propres, ne sont pas réservées aux habitants des zones à faibles émissions.

Oui. Les aides à l’achat de véhicules propres ne concernent pas seulement les véhicules neufs. En effet, le microcrédit véhicules propres permet d’aider les ménages modestes à acheter un véhicule neuf ou d'occasion. La prime au rétrofit aide par ailleurs à convertir un véhicule thermique en véhicule à motorisation électrique ou hybride rechargeable.

Pour plus d’informations : Prime au rétrofit, bonus écologique : toutes les aides en faveur de l’acquisition de véhicules propres

Oui. Le rétrofit électrique, consistant à retirer le moteur thermique ainsi que le réservoir du véhicule et à les remplacer par un moteur électrique et une batterie, ouvre droit depuis 2020 à une prime versée par l’État : la prime au rétrofit électrique. La conversion en hybride rechargeable est également éligible.

Toutes les informations sur le rétrofit électrique : https://www.ecologie.gouv.fr/tout-savoir-sur-retrofit-electrique


Les mobilités alternatives

Les collectivités en charge de l'organisation des mobilités ont vocation à accompagner la mise en place des ZFE par une offre de transport et de mobilité plus importante.

L'État les accompagne avec en particulier le fonds vert à destination des collectivités impactées par une ZFE pour soutenir le déploiement de solutions de mobilité (transports publics, aménagements cyclables, trottinettes et vélos en libre-service, covoiturage, auto partage...).


Comparaison du cas français avec les ZFE en Europe

Non. A fin 2022, on recense 315 low emission zones à travers 14 pays européens : Allemagne, Angleterre, Autriche, Belgique, Danemark, Ecosse, Espagne, France, Grèce, Italie, Pays-Bas, Portugal, République Tchèque et Suède. La première LEZ en Europe a été instaurée en 1996 en Suède.


Les idées reçues

Comme le soulignent de nombreuses études, une voiture électrique roulant en France a un impact sur l'environnement 2 à 4 fois inférieur à celui d'un modèle thermique sur l'ensemble de sa durée de vie notamment grâce à une électricité faiblement carbonée. Ce bilan positif pourra par ailleurs s'améliorer lorsque seront mises en place les dispositions pour assurer une seconde vie des batteries en stockage des énergies renouvelables et leur recyclage.

Le véhicule électrique est une des solutions pour améliorer dès aujourd’hui la qualité de l’air car il n'émet à l'échappement ni oxyde d'azote (NOx) ni particules fines PM10 et PM2,5 contrairement aux modèles thermiques.

En matière d'émissions de CO2, celles-ci se concentrent durant la phase de fabrication du véhicule électrique ainsi que sur la production de l'électricité et se compensent à l’utilisation. Ainsi, plus une voiture électrique roule, plus faible est son impact global par rapport à un modèle thermique équivalent. Toutefois, même dans le cas d'une production d'électricité plus carbonée comme en Pologne, le véhicule électrique émet 25 % de CO2 de moins que son équivalent thermique.

Non. Le contrôle technique tel qu'actuellement réalisé ne permet pas des mesures suffisamment précises des émissions de polluants par rapport aux polluants d’intérêt dans le cadre des ZFE (les oxydes d'azote notamment). La mise en place de dispositifs de mesure plus avancés induirait des coûts très importants pour les propriétaires des véhicules.

Par ailleurs, le contrôle technique périodique permet de s’assurer que le véhicule ne sur-émet pas trop par rapport au niveau de la norme Euro correspondante qu'il respectait quand il était neuf. Il ne permet pas de diminuer les taux d’émissions des véhicules par rapport à leurs émissions prévues lorsqu’ils sont neufs (basés sur la norme Euro, qui sert de référence pour le classement Crit'air).